Le projet

Le projet

 Construire des théâtres grecs en Kabylie.

La Kabylie, une autre Grèce?

Le paysage de Kabylie est un paysage méditerranéen, il est comparable à celui de la Grèce, à celui de l’Italie du Sud. Les vestiges antiques sont foison dans toute la Méditerranée. La méditerranée est le cœur de la culture gréco-latine, la Kabylie est fille de la Méditerranée, nous sommes les enfants d’Athènes et de Rome.
Quand on voit de quelle manière les théâtres grecs et romains sont intégrés dans le paysage méditerranéen, nous ressentons comme un vide, une frustration, face au paysage kabyle où les lieux de la culture sont absents, ou mal intégrés dans le tissu social et villageois.

Notre volonté serait de donner à chaque village un lieu de culture accessible, intégré dans le paysage, un lieu qui aurait sa place au creux des collines kabyles, comme il a eu sa place sur les flancs des collines d’Epidaure ou de Sagonte.

Chaque village kabyle a des activités artistiques, des spectacles qui se font dans des lieux peu propices à recevoir du monde, qui ne sont pas appropriés en terme de confort ou de sécurité.

Construire un théâtre à la manière grecque ne nécessiterait pas de moyens excessifs: quelques marches construites sur un lieu approprié qui aurait une acoustique adaptée et qui pourrait recevoir un nombre important de spectateurs. Ce genre de lieu, chaque village kabyle en possède un, qui n’appartient à personne en particulier. Pour ce qui est de la main d’œuvre, les Kabyles ont une tradition ancrée dans leur âme de solidarité.

Cette tradition s’appelle tiwizi, entraide bénévole entre villageois. Pour les travaux des champs, pour la construction de maisons, pour les travaux de terrassement qui nécessitent beaucoup de main d’œuvre, les Kabyles faisaient appel à la bonne volonté de leurs concitoyens.

Faire appel à cette solidarité essentielle de la culture kabyle pour construire des théâtres destinés à tous semble cohérent et plein de sens.

Cependant ce projet nécessite un financement pour donner une impulsion initiale.

Financement:

– Dons individuels

– Cd de chants païens

Pourquoi un album musical de chants païens?

Produire un disque de chants dont l’inspiration est méditerranéenne pour honorer les forces de la nature, à la manière des chants homériques sur des mélodies traditionnelles kabyles ou berbères.

Ce projet porté par des chanteurs kabyles de renom, fait sur le modèle de tiwizi, pourrait permettre par sa vente de financer une partie des besoins pour construire des théâtres grecs en Kabylie.

Il s’agit par cette production artistique de remettre la Kabylie dans son milieu naturel, la méditerranée, celle d’Homère, de Virgile, d’Apulée, de Périclès, ou de Pindare, qui invitait au VIeme siècle avant JC en disant à chacun : “Deviens ce que tu es… en apprenant.”

L’humanité méditerranéenne portée par les philosophes, les poètes grecs et latins est à notre portée, notre devoir est de la cultiver, de la revivifier, de l’accepter comme faisant partie de notre humanisme moderne.

Ce lien que nous voulons tisser à nouveau entre la Kabylie et son histoire, c’est un lien que nous partageons avec d’autres rives de la Méditerranée, et notamment l’Europe, et notamment la France et l’Italie, qui furent les fers de lance de la renaissance européenne au XV et XVI siècles. Les Lumières de Rome et d’Athènes sont encore rayonnantes partout en Europe, pourquoi pas en Afrique du Nord, pourquoi pas en Kabylie?

Chanter les dieux grecs et latins en kabyle, c’est aussi faire un hymne à la nature, au moment où celle-ci est mise à mal par la main de l’homme.

La Kabylie souffre chaque été d’incendies volontaires ou accidentels qui détruisent des centaines, des milliers d’oliviers, arbres d’Athéna.

Chanter Athéna pour nous protéger, pour consacrer la source principale de l’économie kabyle.

Projet proposé par Ameziane Kezzar et Mohand Lounaci